| |
Son parcours est celui d'un fan de la MOUVANCE ROCK élevé jusqu'à l'adolescence devant trop de télévision.
(...)
Il est dans la mouvance rock depuis qu'en 6ème, il a découvert Trust, AC/DC, Kiss, etc. : le son et l'image (les logos, les posters, les patches, les mags, les pochettes, les tattoos, les dégaines, les poses,...).
(...)
Quelques années plus tard, il avale sans modération Bérurier Noir, Kortatu, OTH, ND, Les Thugs, Zarama, Lucrate Milk, Flitox, LV88, les Thénardiers, les Hanets, Massilia, Parabellum, Bob Marley,... Il rencontre ensuite les peintres graffeurs dessinateurs Gil, Chester, Besseron, Olivier Megaton, RCF, Hilare Moderne, Shuck 2, Tapage,... et découvre simultanément - et avec intérêt - les fanzines, le pochoir, les fresques murales et le graffiti pratiqués essentiellement en milieu urbain.
Mi 80's, images et sons à gogo, il commence alors, lui aussi, à s'agiter dans son coin, à se manifester, à recréer chez lui ce qu'il a vu ailleurs.
Puis il découvre le premier Public Enemy : nouvelle claque.
Il ingurgite ensuite (toujours sans modération) Negu Gorriak, NTM, Assassin, Bouducon Productions, Fabulous Trobadors, The Clash, Beastie Boys, le punk hardcore, etc.
Il découvre également le "Manifeste multiculturel (et anti régionaliste)" et rencontre son auteur le TGV (Très Grand Valable) de Montalban Félix-M. Castan : nouveau bouleversement intérieur.
(...)
Il cite volontiers ses 20 ans de vie commune avec Emmetrop, la Fanzino, Gueule De Bois Rockcitanie, 20 ans de revendication, de mots, d'images et de sons,...
Il avoue aujourd'hui que tout ceci l'a fortement inspiré : il en est sur, le son et l'image sont intimement liés.
(...)
Depuis 1987, Didier DDDuyats est dessinateur-illustrateur, concepteur de visuels (fanzines, t-shirts, affiches, tracts,...) et officiellement depuis 2004 peintre-pochoiriste-plasticien autoproclamé «graffiste tout terrain». Il travaille principalement sur le RECYCLAGE (matériaux de récupération, images,...) et dans un apparent esprit de CONTRADICTION (mais pas de provocation, dit-il) : ouvert chez les bornés, hard chez les mous, trash chez les cleans, graffiti chez les rockers, disco chez les punks, acrylique chez les pochoiristes,...
(...)
Pour lui, la peinture au pochoir ("le graffiti rock") est une des disciplines du ROCK, tout comme le GRAFF est une des composantes du HIP HOP.
(...)
On retiendra une de ses définitions du graffiti : «une marque, une empreinte, une trace de notre passage, laissée sur un support non destiné initiatement à la recevoir». Ainsi, il rapproche peinture au pochoir et graffiti : dans les deux pratiques, c'est une recherche d'espaces à gagner, à CONQUERIR, prouver qu'on existe, qu'on est passé par là. Ca reste un JEU, une compétition pacifique. Mais l'enjeu en est souvent vital pour celui/celle qui le pratique, rajoute-t-il.
(...)
Fin 80's-90's, avec une poignée d'amis, il agite les campagnes et fait le fanzine Help!, le groupe Maréchal Putain De Souk, les concerts Forceps, la sécu-les sandwiches-la promo-la programmation-le collage sur des festivals, les raids anti connerie en vélo, la première nuit anti connerie, la compilation PechnoVibes 1, des rassemblements moto, des intervioux (Marsu, Dirty District, Parabellum, Fabulous Trobadors, Un Dolor, Zarama, Yassa, Ten Cuidado, Gas Gas Gas,...), des logos pour tricots de peau, une escapade en ex-Yougo en guerre, la feuille d'infos Papier Cultures, des manifs anti l'un ou en soutien à l'autre, les concours internationaux du lancer de nain de jardin et du CD qu'on déteste, etc.
1998, il se replonge sérieusement dans le pochoir.
1999 : édition par Isaho d'un premier site internet consacré à ses seules productions (pochoirs, collages, découpages,...). Il décide de peindre sur des matériaux délaissés dans les rues (frigo, portes, éléments de meubles, cumulus,...) et autres affiches, intercallaires de palette d'eau, calendriers,.... Il opte pour l'acrylique appliquée au tampon de mousse.
(...)
2003, création de l'exposition Le Rocky Color Picture Show (collage, dessin, pochoir) d'après l'oeuvre de François Poulain qui a pris en photo celle qu'il a tant aimée : la scène rock française des années 80.
2004, il se frotte à la sérigraphie, participe au Stencil Project avec une cinquantaine de peintres au pochoir internationaux et crée la première version de l'exposition ROCKY GRAFFiTi.
2005, expo-rétrospective-bilan au Transpalette chez Emmetrop.
(...)
Fin 2006, proche de la salle de concerts nommée "La Gare", de l'association Scènes de Rock en France, du label Schizophrenia Records et du fanzine Cafzic, il reste imbibé de musiques, d'images et de sons. Il est aujourd'hui peintre-pochoiriste, plasticien-recycleur, "graffiste" tout terrain... évoluant principalement en milieu rural.
(...)
Evoluant dans le milieu rural (car il a en effet choisi de sur-vivre au pays = acte de résistance), il a naturellement adapté la pratique de ce «graffiti rock» à son environnement. Il dit avoir «les boules» quand on qualifie son boulot de «pratique urbaine» et à la question : quelle culture pour demain ? Il répond : ma culture, c'est toi, c'est moi, c'est nous, c'est ici et ailleurs, mais c'est sûrement pas dans un ministère !!
|
|